A la suite des "Entretiens avec l'auteur", et pour chacun des titres dont le synopsis vous est proposé, UN CHAPITRE vous est offert en lecture !
________ Abécédaire contre les idées imposées et les réputations usurpées
Work in progress
Matériau issu tantôt de mes inédits (roman, pamphlet, récit, satire, aphorismes, brèves...), tantôt de textes ad hoc concernant un sujet plus ou moins d'actualité.
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Introduction
Le monde est plié en deux... et deux qui font quatre. Plus qu’une promesse : précarité et abrutissement.
Qui dénoncera l’arnaque incommensurable dont nous sommes les victimes ?
Non ! Nos pères ne sont pas nos pères : ils ne nous ont pas aidés à penser « debout » mais « couché » pendant qu'ils amassaient crédit, notoriété et respect, dans la crainte, la soumission et les bakchichs !
Non ! Nos mères ne sont pas nos mères : elles ne nous ont pas bercés pour nous apaiser mais pour nous endormir d’un sommeil de l’âne alors qu'elles se prostituaient, qui pour une place à la télé, qui pour prendre la tête d'un magazine d'information à deux balles (le magazine et l'info) !
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Crachons allègrement dans leur soupe et reprenons la parole pour mieux attaquer de front toutes les idées imposées et toutes les réputations complaisamment établies, année après année car...
A compter d’aujourd’hui, tout ce qui peut être dit doit être à nouveau dit, tout ce qui peut être écrit doit être à nouveau écrit !
La tâche est immense ; elle est à la hauteur de la censure apprise par deux générations muselées et consentantes sous l'emprise de l'idiotie et de l'hébétude hypnotique d'une société du fric, du cul et des cons, plus connue sous le nom de société de consommation (même propre et écolo)
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Extrait proposé : cliquez... Serge ULESKI - Abécédaire - extrait de A à I.pdf
_______LA CONSOLATION
"Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"
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Ce texte se déploie autour d'un narrateur et d'un personnage : une femme de 50 ans, divorcée, après 20 ans de mariage.
Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont - en apparence - des années fastes puisqu'elle recouvre, à 45 ans, sa liberté.
A cinquante ans, elle fait face à une impasse car, si après son divorce, elle a su manifestement « re-bondir », en revanche, il semblerait qu'elle n'ait pas su "re-construire".
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"Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."
La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégrée à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.
"Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"
Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection d’une clairvoyance intraitable, sera parfaitement accompli.
Destin non conclusif, néanmoins, puisque un épilogue viendra proposer une alternative au lecteur qui aura, alors, la liberté de choisir l'issue qu'il jugera la plus réaliste ou la plus charitable, ou bien encore, la plus méritoire pour le personnage ; l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.
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Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la solitude, la maternité, décès, deuil, pardon et mémoire.
Extrait proposé :
Cliquez : Serge ULESKI copyright - La consolation - chapitre 4.pdf
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_____CONFESSIONS D'UN VENTRILOQUE
Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille.
Alors ? Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater : un beau feu d’artifice en perspective !
Et puis, tout s'achèvera en larmes, bien sûr. Tout ! Absolument tout !
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Qui parle quand on parle ? Et puis, qui parle à qui ? Et qui écoute qui ? Et d'où ? Oui ! D'où parle-t-on et d'où écoute-t-on ?
Une voix s'est imposée à moi et je l'ai écoutée cette voix... venue témoigner ou bien, confesser... mais quoi au juste ? Un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine et pour finir, un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie, alors ?
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Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la résilience ; la révolte face au tragique dans l'existence ; la haine de soi et du monde, bourreaux et victimes confondus.
Choix stylistique : composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ce texte est une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire chaque chapitre dans l'ordre que l'on veut, à condition de ne lire le cinquième qu'en dernier. Ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.
Extrait proposé :
Cliquez : ULESKI Serge copyright - Confessions d'un ventriloque - confession 2.pdf
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______DES APÔTRES, DES ANGES ET DES DEMONS
Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : "Malheur aux ratés !"
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Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire dans un décloisonnement linguistique total, de la langue la plus absconse au langage le plus familier.
Ce texte tente aussi de redéfinir la place et le rôle du narrateur en le présentant sous tous les angles possibles : tantôt actif, tantôt passif, présent, absent, en empathie avec ses personnages ou bien, férocement critique jusqu'à occuper toute la place, la seule, celle qui lui revient, faute de candidats.
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Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.
Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.
Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme... coupé de ses personnages et de sa narration, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.
Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre dans le but de nous livrer une des nombreuses clés possibles de cette épopée.
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Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de moeurs, libertinage de libre penseur, libertinage dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.
Thèmes abordés :
Avec...
Matthieu : le journalisme, la médecine, les femmes et la traite négrière.
Gabriel : le show-business, la publicité, le marketing et le milieu de l'édition.
Luc : le couple, la vie urbaine, l'environnement, l'évolution de notre espèce et l'inadaptation au monde.
Paul : la guerre et le ressentiment - vengeance et revanche de "classe".
Le narrateur : l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.
Cliquez : Des apôtres... - entretien avec l'auteur.
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_____PIECE A CONVICTION
La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.
Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.
Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...
Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.
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NB : ce texte n'est pas un polar !
Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".
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Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !
Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?
Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".
Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.
Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans un délire qui a pour conséquence la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.
Cliquez : Pièce à conviction - entretien avec l'auteur.
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_____CINQ ANS, CINQ NUITS
Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.
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Substituant à une vie conjugale en situation d'échec, une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.
Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.
Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée ! Assurément !
Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.
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Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.
Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs.
Cliquez : Cinq ans, cinq nuits - entretien avec l'auteur.
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_____ PAROLES D'HOMMES
Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part et puis... ailleurs aussi.
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Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique. Ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.
Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !"
On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.
Thèmes abordés : l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?
Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"
Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.
Cliquez : Paroles d'hommes - entretien avec l'auteur.
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_____TRANSIT (Théâtre)
Les personnages
Un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député.
Le philosophe sera le plus âgé : la soixantaine. Le syndicaliste et le juge, la cinquantaine ; le député aura la quarantaine.
Autres personnages : un médecin, un infirmier (leur âge importe peu), une jeune femme d'une vingtaine d'années et un manchot, la trentaine (bras droit amputé).
Le lieu : la salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement.
L'agencement
A gauche de la scène, on trouvera trois fauteuils, une table basse posée sur un tapis usé et derrière : une fenêtre entr'ouverte et une porte fermée.
A droite de la scène, un canapé de quatre places disposé en biais (on doit pouvoir distinguer les visages de ceux qui iront s'y asseoir mais... de profil uniquement) et deux portes : la première porte située à droite du canapé sera ouverte et donnera accès à une kitchenette ; la seconde porte (la plus à gauche du canapé) ne s'ouvrira que de l'extérieur.
Au centre de la scène, et contre le mur, un buffet sur lequel on a placé un téléviseur (écran large mais... modèle ancien).
Si cet agencement est respecté, on trouvera au milieu de la scène, un espace vide. C'est la frontière entre deux espaces : celui des fauteuils et celui du canapé.
La pièce
Le silence sera la règle et la parole, l'exception. Les nombreuses pauses ainsi que le personnage du philosophe qui restera immobile et muet durant une bonne partie de la pièce, contribueront à imposer l'atmosphère désirée : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger.
Ces pauses devront néanmoins... être jouées : elles le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille.
Le jeu que le juge et le syndicaliste devront inventer et déployer pendant les pauses, prendra la forme de lapsus. Ces lapsus devront contribuer à faire passer les émotions et les sentiments suivants : épuisement, accablement, jubilation aussi soudaine qu'inopportune, colère et dégoût.
Pour jouer ces lapsus, les deux acteurs devront avoir recours à l'improvisation : éclats de rires brefs, ricanements, haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes, ou bien des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte).
Entre deux pauses, lorsque le juge ou le syndicaliste ne sont pas impliqués dans un échange avec le député (ce dernier s'exprime sans solliciter leur attention ou bien, il interpelle le philosophe) ils doivent, sauf instruction contraire, maintenir leur jeu : celui qu'ils développent pendant les pauses mais... dans sa version minimale.
De leurs lapsus, le syndicaliste et le juge n'en garderont aucun souvenir quand ils quitteront leurs pauses pour - toujours à contre coeur -, répondre aux sollicitations du député dont ils ignorent l'identité et la fonction. Ils lui répondront sans le regarder, sauf instruction contraire.
Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces temps de pause avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : rompre le silence. Chacune des prises de parole du député sera interprétée comme une transgression par le juge et le syndicaliste qui interviendront tantôt avec réticence et tantôt avec exaspération.
Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer.
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Extrait proposé :
Cliquez : ULESKI Serge copyright - Transit - scène 1.pdf
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