Littérature
Littérature
Française
Auteur
inédit Serge
ULESKI
Textes inédits, romans
inédits
en quête d'éditeurs
Courriel : serge.uleski@orange.fr
Copyright © 2008. Serge ULESKI. Littérature, littérature française, littérature inédite, textes inédits, romans inédits en
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Work in progress
Un texte à la manière des "Je me souviens" de Georges Perec
Le titre, la forme, et dans une certaine mesure, l'esprit de mes "Je me souviens" s'inspireront des "Je me souviens" de Georges Perec lequel s'est inspiré des "I remember" de Joe Brainard. Quant à Joe Brainard, aujourd'hui encore, on est bien en peine de savoir de qui ce dernier s'est inspiré pour écrire ses "I remember" l'auteur n'ayant pas souhaité etc... (sauf erreur de ma part)
Qu'à cela ne tienne ! Je prépare donc un "Je me souviens" mais c'est de... demain dont je souhaite me souvenir, de demain... dans... disons 50 ans !
Quant à savoir si ma tentative aura pour but de "retrouver un souvenir presque oublié... commun, sinon à tous, du moins à beaucoup" comme il s'agira de "demain", cet ouvrage s'adressera à des lecteurs qui ont une très bonne mémoire de l'avenir : pas du leur mais de l'avenir de ceux qui les suivront et qu'ils auront - par voie de conséquence - précédés de peu mais suffisamment pour qu'ils les considèrent déjà - tous ces suiveurs - comme leurs successeurs.
Merci de consulter l'article A propos de l'auteur avant de passer à la lecture des synopsis.
Mes synopsis - 2
3 titres vous sont proposés : Cinq ans, cinq nuits - Paroles d'hommes - Transit (théâtre).
_____Cinq ans, cinq nuits
Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver. ***
Substituant à une vie conjugale en situation d'échec, une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits. Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence. Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée ! Assurément ! Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.
_________ Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie. Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein, bien évidemment ! puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre de tous les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs.
Cliquez Entretien avec l'auteur sur « Cinq ans, cinq nuits » _____ Paroles d'hommes Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part et puis... ailleurs aussi.
*** Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique. Ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie sans nom. Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !" On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption. Thèmes abordés L'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits -L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison -Manipulation : mensonge et/ou vérité ? Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !" Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule. Cliquez Entretien avec l'auteur sur "Paroles d'hommes"
_____Transit (Théâtre)
Les personnages Un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député. Le philosophe sera le plus âgé : la soixantaine. Le syndicaliste et le juge, la cinquantaine. Le député aura la quarantaine. Autres personnages : un médecin, un infirmier (leur âge importe peu), une jeune femme d'une vingtaine d'années et un manchot, la trentaine (bras droit amputé). Le lieu La salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement. L'agencement A gauche de la scène, on trouvera trois fauteuils, une table basse posée sur un tapis usé et derrière : une fenêtre entr'ouverte et une porte fermée. A droite de la scène, un canapé de quatre places disposé en biais (on doit pouvoir distinguer les visages de ceux qui iront s'y asseoir mais... de profil uniquement) et deux portes : la première porte située à droite du canapé sera ouverte et donnera accès à une kitchenette ; la seconde porte (la plus à gauche du canapé) ne s'ouvrira que de l'extérieur. Au centre de la scène, et contre le mur, un buffet sur lequel on a placé un téléviseur (écran large mais... modèle ancien). Si cet agencement est respecté, on trouvera au milieu de la scène, un espace vide. C'est la frontière entre deux espaces : celui des fauteuils et celui du canapé. La pièce Le silence sera la règle et la parole, l'exception. Les nombreuses pauses ainsi que le personnage du philosophe qui restera immobile et muet durant une bonne partie de la pièce, contribueront à imposer l'atmosphère désirée : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger. Ces pauses devront néanmoins... être jouées. Elles le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille. Le jeu que le juge et le syndicaliste devront inventer et déployer pendant les pauses, prendra la forme de lapsus. Ces lapsus devront contribuer à faire passer les émotions et les sentiments suivants : épuisement, accablement, jubilation aussi soudaine qu'inopportune, colère, dégoût et ironie. Pour jouer ces lapsus, les deux acteurs devront avoir recours à l'improvisation. A titre d'exemples, ils pourront utiliser des éclats de rires brefs, des ricanements, des haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes et des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte). De leurs lapsus, le syndicaliste et le juge n'en garderont aucun souvenir quand ils quitteront les pauses pour - toujours à contre coeur - répondre aux sollicitations du député dont ils ignorent l'identité et la fonction. Ils lui répondront sans le regarder, sauf instruction contraire. Entre deux pauses, lorsque le juge ou le syndicaliste ne sont pas impliqués dans un échange avec le député (ce dernier s'exprime sans solliciter leur attention ou bien, il interpelle le philosophe) ils doivent, sauf instruction contraire, maintenir leur jeu : celui qu'ils développent pendant les pauses mais... dans sa version minimale. Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces temps de pause avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : rompre le silence. Chacune des prises de parole du député sera interprétée comme une transgression par le juge et le syndicaliste qui interviendront tantôt avec réticence et tantôt avec exaspération. Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer. Évaluation approximative de la durée des pauses Pause très courte : 5s maxi Pause moyenne : 20 à 30s Pause longue : 45 à 60s Différenciation des niveaux de Jeu durant les pauses.
Jeu néant : totalement figé, tête baissée et silencieux.
Cliquez Transit Copyright © 2006. Serge ULESKI. Littérature, textes inédits, romans inédits, littérature en ligne. Tous droits réservés.
Pause courte : 5 à 10s
Pause très longue : 80 à 120s
Rappel : le terme "Jeu" employé sous le générique "Pause" ne concerne que le syndicaliste et le juge, sauf instruction contraire.
Jeu minimal : soupirs, gémissements, haussements d'épaules, gestes de lassitude.
Jeu modéré : jeu minimal avec interjections et bribes de phrases incompréhensibles
Jeu accentué : jeu modéré avec exclamations et bribes de phrases compréhensibles.
Jeu débridé : jeu accentué avec de longs râles crescendo, éclats de toutes sortes, courts et espacés dans le temps, à haute voix et... jusqu'à hurler, même.
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